Archives de l’auteur : Sébastien Geneviève

Pleurodeles waltl

Le « Gallipato » dissuade son agresseur en faisant ressortir la couleur jaune-orange de ses glandes à poison et pousse un cri lorsqu’il est attrapé !

Urodèle évolué cette « salamandre de waltl » se trouve dans les trous d’eau du Nord du Maroc, du Portugal et du Sud de l’Espagne.

L’« Ofegabous » se maintient facilement en aquarium ou aqua-terrarium contenant des racines et roches arrondies, des plantes… C’est une espèce très aquatique.

Taille adulte :

20/30cm

Continent/Pays d’origine :

Ouest et Sud de la péninsule Ibérique, Sud de l’Espagne jusqu’au Maroc

Milieu :

Mares et étangs temporaires, ruisseaux,…

Mode de vie :

Température :

18 à 25°C

Eclairage UVB :

 2%

Alimentation :

  Larves d’insectes, vers de terre et de vase, morceaux de viande ou de poisson,…

Mode de reproduction :

Une hibernation n’est pas obligatoire mais l’eau devra être fraîche pour stimuler la ponte. il est en général assez facile de les reproduire. Les femelles peuvent pondre + de 500 œufs.

 Taille mini aqua-terrarium :

Aquarium au minimum de 40x25x30 pour un couple. Celui-ci peut-être planté avec de la mousse de Java, Anubias, etc… et des racines de tourbières. Le substrat sera composé de sable assez fin (sable de Loire).

Difficulté d’élevage :

C’est un triton très vorace qui est, à notre avis, le + résistant pour le débutant par rapport à d’autres urodèles comme le Cynops ou le Notophthalmus.

Ambystoma mexicanum « Axolotl »

L’axolotl est un cas (pas le seul, mais le plus connu et observé), il peut vivre et se reproduire tout au long de sa vie sous sa forme larvaire dite « néoténique » et ce, sans se transformer en salamandre. Cette « malformation » est due à sa glande thyroïde qui fonctionne peu. Il se transformera que sous certaines conditions climatiques (température ou qualité d’eau) et perdra à ce moment ses branchies.

Il en reste pas moins un animal très facile à maintenir et de plus très « original ».

Une petite tête sympathique d’extra-terrestre pour cet animal désormais classé espèce domestique. L’axolotl albinos aux yeux bleus (leucique) devient donc accessible au commun des mortels sans contrainte administrative.

Néoténique, c’est un bien gros mot pour dire qu’il vit et se reproduit à l’état larvaire, du à la propriété de l’eau du lac de montagne de Xochimilco au Mexique.

Eau dure, froide < 22°c, déchlorée et oxygénée, filtrée mais sans trop de courant, l’axolotl se maintient en aquarium comme un poisson.

Nourriture sèche ou congelée à prendre au rayon poisson ou vers au rayon pêche.

Provenant uniquement de reproduction en captivité,  les premières repros datent de 1860 au Muséum de Paris.

Taille adulte :

20/30cm

Continent/Pays d’origine :

Mexique

   
Milieu :

Lacs et canaux

Mode de vie :

Température :

15 à 24°C

Eclairage UVB :

 2%

Alimentation :

 Granulés et vers (de terre, de vase, tubifex, etc…)

Mode de reproduction :

Taille mini aquarium :

60cm

Difficulté d’élevage :

Les Serpents

Animaux à sang froid par excellence, figure emblématique tantôt mal vu dans nos contrées catholiques, tantôt vénérés chez d’autres (Inde par exemple). Ces animaux ne laissent personne indifférent.

En dehors des célèbres cobras et serpent à sonnette, sans parler des boas, pythons et autres anaconda qui sont pour les premiers fort dangereux et les seconds souvent de taille respectable (6m pour le python molure), beaucoup d’autres reptiles rampants comportent plus de facilité à l’élevage en terrarium pour un particulier. 

Ces couleuvres dépassent rarement 2 mètres et sont d’un caractère relativement calme. Des manipulations sont même possible sans trop de risques (limités à une simple petite morsure au pire) bien qu’elles soient déconseillées pour la santé générale de l’animal. C’est dans son terrarium que celui-ci profitera au mieux de sa température choisie et évitera des chocs thermiques et courants d’air.

Les lézards

Ces animaux à sang froid, comparés souvent par les enfants aux dinosaures, ne sont pas toujours aussi faciles à garder en captivité qu’on pourrait le croire. Malgré tout, certaines espèces s’y adaptent plus facilement que d’autres (Eublepharis, Iguane,…).

Il faut être particulièrement minutieux lors du choix de votre lézard. Un iguane dépassera facilement 1,20m et nécessitera un terrarium à sa mesure. Certains sauriens sont herbivores (très peu) et la majorité sont insectivores. On rencontre 2 principaux problèmes lors de leur élevage :

1/ La nourriture

Des insectes vivants doivent être distribués, en général des grillons, criquets pèlerins, etc… et ceux-ci plusieurs fois par semaine. Les vers de farine ne doivent être donnés qu’en cas de  » rupture de stock » car ils sont très pauvres en vitamines. De plus, un apport de vitamines est primordiale, celles-ci seront saupoudrées sur les insectes ou mélangées avec l’eau de boisson selon la marque. La distribution de nourriture doit être le plus variée possible, ce qui n’est pas toujours évident selon les saisons.

2/ L’éclairage

Un apport de rayon UV naturel ou artificiel est souvent indispensable pour les lézards diurnes et pour les nouveau-nés. En effet, ils permettent à l’animal de fixer le calcium essentiel à leur croissance et survie.

Ces 2 soucis peuvent être partiellement contrés comme suit :

1/ En élevant des lézards herbivores comme l’iguane, le Sauromalus, etc mais l’apport d’UV est important.

2/ En se procurant des lézards nocturnes qui peuvent se passer de séance de bronzage comme l’Eublepharis par exemple mais dans ce cas, il faut leur donner une alimentation à base d’insectes.

Pas facile de choisir…

La taille du terrarium sera en correspondance avec les espèces, 60*30*30 pour un trio d’Anolis carolinensis ou 80*80*40 au minimum pour un Iguana iguana. Les conditions climatiques devront aussi être respectées, un milieu sec et désertique pour un Uromastyx, ou humide et « plantées » (plantes artificielles) pour des Phelsuma.

Il est très important étant donné les différences de biotopes rencontrés de bien se renseigner en amont de l’achat de votre futur lézard. Ne pas oublier non plus de vérifier si le reptile n’est pas soumis à une réglementation particulière (CITES) comme les caméléons, phelsuma ou l’iguane (liste non exhaustive).

Certaines espèces ne peuvent ou difficilement cohabiter ensemble ou alors dans des conditions particulières. Pour un Anolis, pour ne citer que lui, il est préférable de le maintenir en harem constitué d’un mâle et de 2/3 femelles. La présence de 2 mâles dans le même terrarium pourra causer la mort du dominé à long terme, sans qu’il soit automatiquement molesté.

Pour les températures et le taux d’hygrométrie, ils dépendent à nouveau bien sûr du lieu d’origine du lézard. nous pouvons malgré tout observer 2 constantes. La première, 1 coin du terrarium plus chaud que le second, qui permettront la thermorégulation de l’animal. La seconde, une baisse de température « jour/nuit » de quelques degrés jusqu’à une dizaine pour certains reptiles désertiques ou de hautes altitudes (caméléons).

Finalement, maintenir et même reproduire les lézards est loin d’être impossible pour des gens soucieux du bien-être de leur reptile. Les observer tout au long de leur croissance et essayer de comprendre leur comportement vous assure de longues années d’observation et de plaisir.